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Livre d’or contre le racisme

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Le petit poète, le phoenix et l’artiste

Mais quel est cette douce chaleur sur son front ? 

Le petit poète, lui qui vient seulement de mourir, peut encore sentir la sensation d’un tendre baiser déposé sur son corps à peine chaud. A demi inconscient, apeuré, il se demande s’il doit aller puiser en lui la force d’ouvrir les yeux pour comprendre d’où lui vient cette source de réconfort. 

Il croyait pourtant avoir le souvenir de s’être, il n’y a pas longtemps encore, éteint seul au fond de son grand lit, rongé et mutilé par le départ, ou plutôt l’abandon, de la petite poétesse que jadis il aimait tant. 

Serait-elle revenue ? Non, ce baiser n’est pas le sien, mais le petit poète se sent pourtant étrangement bien et serein. Qu’à cela ne tienne, il trouve l’énergie nécessaire, et entrouvre ses paupières. 

Au travers d’une vision troublée, comme une fine brume planant entre prairies et collines tôt le matin de bon hiver, il entrevit non pas une petite poétesse mais une petite artiste, feuille de papier et crayon à la main. Ce qui n’était pas sans lui rappeler certains souvenirs… 

Sa vue s’améliorant, il lut peu à peu dans le regard de la petite artiste qu’elle aussi avait souffert des mêmes maux que lui il n’y a pas si longtemps. Le petit poète, sans trop se poser de questions, la prit alors dans ses bras espérant qu’il puisse lui amener un peu de réconfort, ne sachant pas encore que c’était en fait lui-même qu’il cherchait à réconforter. Quand il sentit la tête de la petite artiste se poser sur son épaule, il comprit qu’en effet c’était le cas. 

Dans son désespoir qui durait depuis plus de deux lunes déjà, le petit poète avait oublié. Il avait oublié qu’en marchant dans sa petite forêt ne regardant plus que le sol, abattu par une solitude qu’il avait du mal à accepter, d’autres petites poétesses et artistes lui passeraient à côté sans qu’il ne les aperçoive. 

Revigoré par cette belle rencontre, le petit poète, tel le phœnix renaissant de ses cendres, décida de garder son cœur encore fermé pour le moment. Son cœur mais plus sa tête. Car reprenant goût aux balades dans sa petite forêt en compagnie de la petite artiste, sa perception de la vie redevenait belle. Il comprit alors qu’il s’était trompé. Que la poétesse disparue n’était de loin pas inoubliable. Pour preuve, la petite artiste prit déjà dans son esprit bien plus de place que la poétesse. Et quel soulagement. 

Le petit poète, lui qui se languissait tant de la poétesse partie voyager, lui qui comptait inlassablement les jours avant son retour, lui qui crut mourir lorsqu’elle le quitta, espère maintenant ne plus la revoir. Il se surprend même à souhaiter qu’elle ne rentre plus jamais de son voyage. Le cas échéant il l’enverrait balader seule dans une autre petite forêt bien éloignée de la sienne, là ou est sa place. 

Ne voulant sombrer dans la substitution et partageant les mêmes idées et points de vue, le petit poète et la petite artiste ont su trouver un bon terrain d’entente. Mais ça, c’est un secret ! Les balades leur diront si… Pour le moment, le petit poète savoure et se réjouit d’avoir repris sa feuille et sa plume. Mais surtout, surtout, de ne plus avoir aussi froid la nuit. 

Les bonnes décisions c’est au cœur de sa petite forêt qu’on les prend, pas éloigné de toute réalité. Alors au revoir la poétesse devenue bien égoïste à ses dernières heures, elle qui n’aura finalement jamais su sortir les griffes au bon moment. Je ne veux plus te lire ici car c’est ma forêt et t’as plus rien à y faire. 

Toi l’artiste, dans l’amour puisse-tu te noyer… Toi la poétesse, dans les regrets puisse-tu t’étouffer…

Destin tu dis?

Non mais tu crois avoir le contrôle ? Toute ta vie tu l’a passé à te plaindre et à subir. T’es pas foutu t’imaginer une vie meilleure. Le peu de proches qui te restent luttent pour ne pas te fuir, comme les autres. 

Non mais tu crois vraiment que cette vie t’est imposée ? Tu crois que c’est « la volonté de dieu » ? Range ta bible au placard et cesse de te prendre pour Jésus, t’es pas sur Terre pour endosser les maux du monde. Je ne sais pas comment tu fais pour ne pas faire front contre ce que tu crois être ton destin. Quitte à crever en souffrant tu ferais mieux d’essayer de te battre. Au moins essayer… 

Non mais tu crois en plus que ça va s’arranger tout seul ? Si tu n’écoutes définitivement pas ce que la majorité de tes amis fantômes te disent c’est toi qui finira pas errer seul. Ceux qui te suivent ne te donnent que de bons conseils, mais toi t’en fais qu’à ta tête et à chaque fois tu finis par te péter la gueule. Et nous, on te ramasse inlassablement. 

Non mais quel contrôle tu crois avoir ? Tout te fuis. Même ta propre vie tu ne la contrôle plus. Seul l’échec te caractérise. 

Pourtant t’es pas plus pourri d’infortune qu’un autre, t’es juste un peu plus con. Si à la place de voir un arbre merdique tu y voyais une manifestation de la vie, la tienne en serait déjà bien améliorée. 

Je ne suis pas meilleur que toi. L’irrationnel je n’aime pas ça, alors j’ai juste choisi de prendre mon sois disant destin en mains. Et tu sais quoi ? J’ai trouvé de l’aide. J’ai rangé ma fierté, fermé mon clapet, et accepté les mains tendues. 

Si ta destinée était de crever la bouche ouverte, hormis les évènements incontrôlables, avec le nombre de trucs que tu as laissé te tomber sur la gueule, tu serais déjà mort et décomposé. Jusqu’à preuve du contraire ton destin immédiat est de vivre. Alors tant que tu le peux tente de gagner ta place au paradis. Parce que l’enfer, tu y es déjà ! 

Il y en a qui…

Il y en a qui pleurent à l’idée de ne pas avoir une vie meilleure. Il y en a qui se réjouissent de ne pas avoir plus de douleurs. 

Il y en a qui se noient dans l’abondance. Il y en a qui vivent dans les carences. 

Il y en a qui rechignent à marcher alors qu’ils ont deux jambes. Il y en a qui se battent pour y arriver avec une de moins. 

Il y en a qui vivent. Il y en a qui meurent. 

Il y en a qui se médicamentent pour un rien. Il y en a qui tombent malade et qui meurent comme des chiens. 

Il y en a qui balancent de la nourriture sans se soucier. Il y en a qui ne savent pas ce que demain leurs enfants auront à manger. 

Il y en a qui dépensent l’argent sans compter. Il y en a qui ne savent pas ce que c’est.   

Il y en a qui se haïssent avec passion. Il y en a qui s’aiment sans raisons. 

Il y en a qui stagnent alors que tout est à portée de leurs mains. Il y en a qui avancent alors qu’ils n’obtiendront rien. 

Il y en a qui veulent arriver au sommet. Il y en a qui vont se faire écraser. 

Il y en a qui se posent les bonnes questions sur leur avenir. Il y en a qui se demandent comment ils vont pouvoir te le pourrir. 

Il y en a chez qui ça s’empire. Il y en a chez qui ça s’estompe. 

Mais il y en a encore trop qui tirent. Et malheureusement trop qui tombent… 



A moitié plein… parfois…

Bah allez oui, je l'avoue, j'aime bien me plaindre, d'ailleurs ça se voit sur mon blog je crois… Mais faut remettre les choses dans leurs contextes.

Primo, j'ai essayé d'écrire des articles joyeux et résultat moins de 30 visites par jour pendant cette période.

Deuxio, je m'inspire du monde qui m'entoure pour écrire.

Tercio, je fais ce que je veux!

Souvent je me dis que je devrai faire des efforts et voir un peu plus les bons côtés de la vie. J'en suis venu à cette réfléxion suite à des remarques. “Janus t'es trop négatif” Oui peut-être, mais quand je me force à n'être que positif j'ai l'impression de me voiler la face.

Je peux pas être totalement heureux en sachant que des millions de compatriotes êtres humains souffrent ça et la dans le monde. Je peux pas proclamer que la vie est belle alors que des guerres sévissent. Non, c'est pas possible…

Qu'es-ce que je fais pour faire changer les choses? Ben rien! Manquerait plus que ça, certains font des conneries et c'est à d'autres d'arranger les choses? Je ne suis pas convaincu par le concept. Quand j'en foutais pas une à l'école c'est moi qui me prenais les mauvaises notes, pas mon camarade de bureau. Et si je voulais y remedier ben c'était à moi d'étudier, de nouveau pas à l'écolier d'à côté.

Nouvelle question, j'ai mal assimilé les valeurs véhiculées par l'école, ou ce sont ces valeurs qui ont mal été véhiculées?

Je ne me sens négatif que lorsque on me le dit, moi à l'intérieur j'ai 70% du temps le sourire (les 30 autres je dors). Quand je me projette dans le futur, et ce depuis tout petit, je me vois dans un monde serein, heureux. Même avec toutes les misères je garde en tête que rien n'est immuable.

En définitive oui j'aime bien me plaindre, non je ne suis pas négatif. Je dénonce tout simplement les choses que je vois.

A ceux trop heureux (si ça existe) je leur souhaite que ça continue, mais gaffe au retour de manivelle. A ceux trop triste je leur répète que rien n'est immuable, on a le droit, et presque l'obligation, de croire à un meilleur. Sous peine de ne pas voir que la roue a tourné. 

Et à ceux qui sont entre deux, ben continuez, vous avez tout compris.

Entre être heureux dans son malheur, ou malheureux dans son bonheur, je crois que la première est meilleure…

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On remet ça

Nouvelle année nouvelles résolutions.

 

Je dois arrêter de fumer, me trouver un travail stable, pas trop faire la fête. Comme chaque année…

 

Si nous avons bien souvent de la peine à tenir nos résolutions je crois que c’est parce qu’au premier jour de l’an nous comprenons déjà bien que l’année à venir ne sera pas forcément différente de celle écoulée. Mais nous avons besoin de croire au changement, sinon à quoi bon ? Alors on se fixe de nouveaux buts, objectifs.

 

C’est sur que cette tradition nous est importante mais vos factures à venir datée 09 seront-elles moins élevées ? Serez-vous réellement plus ouvert et attentif au monde qui vous entoure ? Votre CV sera-t-il soudainement meilleur au point de vous donner plus de chances de vous trouver un emploi ? Allez-vous vraiment arrêter de fumer ? Je suis sceptique.

La réalité est que la société qui nous entoure n’évolue pas dans le même sens que nos résolutions. Du coup après quelques temps quand on s’en rends compte on se sent un peu con et au diable les résolutions.

 

Le 31 décembre j’ai reçu 1200 CHF d’impôts, ça veut dire que je commence directement l’année avec 1200 balles de moins ! Et encore, je ne sais pas comment je vais les payer… Maintenant c’est sur, si la vie est un jeu c’est bien le Monopoly.

 

Mais que faire ? Pas grand-chose à part continuer à espérer que les évènements seront meilleurs et attendre 12 mois avant de pouvoir reformuler le même souhait, tout en espérant tomber, en cours de chemin, sur la carte chance qui fera changer notre vie.

 

Je ne pousse pas à être défaitiste en disant tout ça, j’essaye juste de garder un peu plus les pieds sur terre afin de ne pas finir trop déçu. C’est bien de croire au changement, mais il est raisonnable de garder à l’esprit que peut-être il n’y en aura pas.

 

Alors je vais me contenter de vous adresser un seul souhait pour cette nouvelle année :

Soyez fiers de ce que vous avez et non envieux de ce que vous ne possédez pas.

 

Et si vous survivez à la crise financière, aux taux de criminalité, aux guerres, aux accidents, aux attentats des fanatiques barbus, aux politiques, aux catastrophes naturelles et aux médias qui véhiculent toutes ces conneries… alors rendez-vous l’année prochaine !

Enfin!

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On se retient, puis on s’excite

Y a des trucs pas normaux,

Pour le deuxième article de suite je vais parler de mon passeport et de ma nationalité. Mais cette fois-ci rien à voir avec un problème de discrimination ou autre…

Je n'ai pas droit d'entrer dans MON pays sans visa!

Ceux qui me connaissent sur le blog, et dans la vie, savent pour la plupart que j'ai 2 origines. Je suis Suisse, passeport Suisse, mais originaire du Congo-Zaïre par mon père. Mais je n'ai pas la double nationalité d'ou la raison du visa. Kinshasa, la capitale du Congo est une ville désorganisée comme jamais. Genre même l'anarchie à côté parait assez ordonné. Pas la peine de chercher une administration, vous allez repartir encore plus déçus que ce que vous êtes venus (Mais c'est une ville chère à mon coeur, une partie de leur sang coule dans mes veines). C'est pas le peuple qui glande, c'est le pouvoir assuré par un type qui 5 minutes avant de prendre les rennes du pays était chauffeur de taxi à Kinshasa…

Bref, malgré mon origine du pays il me faut un visa pour y entrer. Débile. L'ambassade du Congo en Suisse, à Genève, délivre le visa en 14 jours.

Oui mais voilà moi c'est cette semaine que j'ai besoin d'y aller alors 14 jours c'est trop long! Ben si je veux que ça prenne moins de deux semaines je dois faxer une attestation venant du Congo pour affirmer de l'urgence de mon déplacement. Sauf que pour obtenir un papier venant d'une administration…

Mon père pourrait bien y aller si il n'était pas dans l'impossibilité de le faire. Ou encore ma soeur. Mais elle c'est les vaccins qu'elle n'a pas fait. Vaccins qui prennent 3 semaines. Moi je les ai faits il y a 3 ans avant mon premier voyage au Congo, et vu qu'ils sont valables 10 ans… Il n'y a que moi qui puisse partir demain ou après demain.

Impossible donc d'accélérer les choses, coincé en Suisse!

Mais une ambassade, c'est pas un humain… ça peut pas comprendre des sentiments… ou avoir de la compassion…

Ca peut pas capter que:

- Si je suis prêt à rembourser 1500 CHF pour le billet d'avion 

- Prêt à prendre un avion pour Bruxelles qui n'est même pas dans la bonne direction depuis Genève

- Prêt à patienter à Bruxelles tout seul 12 heures dans l'aéroport à attendre ma correspondance

- Prêt ensuite à me faire ch… 9h durant dans l'avion à ruminer la raison de mon voyage

- Prêt à attérir dans mon pays, tristement en conflit pour finir comme la dernière fois: le dernier passager retenu à la douanne de l'aéroport because j'avais pas glissé 10 dollars dans mon passeport. (En même temps si je vivais là-bas je ferai la même chose, ça s'appelle la réponse du peuple à un gouvernement qui ne les prends pas en compte. Faut bien se nourrir!)

Bref je ferai en tout cas pas tout ça pour les presser à me faire un visa touristique!  

Non moi je dois simplement y aller pour enterrer un membre de ma famille, mort ce matin après des souffrance sans soins appropriés. Je devais endosser la responsabilité de l'enterrement pour représenter le nom de mon père QUI NE PEUT PAS se déplacer!!!